Vega Intl. Night School de Neon Indian  – La Critique Différente VEGA INTL. Night Club
Electro Funk

Neon Indian
VEGA INTL. Night Club

Un énorme funk sensuel et spacial

Le plus dur, au jeu du sampling, des boucles et du synthé, c’est de donner au son la même unité organique, la même matière qu’un bon vieux groupe. Le groove vient du fondement, pas des chipsets d’une carte son. Idem pour la voix. Trouver le bon effet, le bon filtre, la bonne position. Et ça, ma poule, Neon Indian le fait à merveille. On parle souvent de triturer le son ; il le vernit, le salit, le laque, le gratte. Ça flange, ça WHA WHA. Un énorme funk spacial. On pense à Georges Clinton, avec cette prééminence décomplexée des effets, ce groove massif, irrésistible et tous ces petits solos foldingos à la Franck Zappa.

Attention, poème

Franck Franck Franck,
Tu me manques.

J’en suis très fier. Ca m’a pris des mois à écrire. Plus court qu’un Haïku. Ah. Zappa. Le bougre. Il m’en a mis des raclées au ping pong, cet été que nous passâmes dans l’Aveyron. Même déchiré, il était plus rapide qu’un goupil. A sauter de droite à gauche, les yeux fermés, la moustache dressée vers les poutres du plafonnier. Un as de la raquette.

Slumford Re release

Vega Intl. Night School, homogénéité du grand disque

Sur The Glitzy Hive, avec sa basse électronique à la Watermelon man, on pense aussi à Prince. Of course. Je dirais qu’il y a de ça : Prince à la sauce Sebastien Tellier. Car Neon Indian partage avec le génial gourou frenchie, période Sexuality, le double sens des synthétiseurs poignants et de l’humour dandy. Le faux détachement. Ni trop sérieux ni trop pouette-pouette. Comme dans le double morceau Slumlord et son final dantesque. On peut parler de 3D musicale. Le texan mêle le funk et le rockabilly (C’est la vie), le mineur, le majeur, l’exotisme et les machines sans jamais perdre la profonde homogénéité de ce fait d’armes pop.

T’appuies sur PLAY, tu picoles…

Comme dans tous les (rares) excellents albums électro, Vega Intl. Night School peut s’écouter peinard, sans rien faire d’autre, au plumard, ou bien, littéralement, faire l’objet d’une soirée endiablée, à lui tout seul. Les morceaux s’enchaînent sans respiration et sans que jamais la richesse des harmonies et la créativité exubérante de Neon Indian ne faiblissent. En gros, tu te pointes à la soirée, t’appuies sur PLAY, tu picoles, tu discutes et, en te regardant, tout le monde dira : mais c’est qui ce putain de DJ ? et tu seras, enfin, la reine du bal. On navigue dans les sphères voisines de Daft Punk et MGMT.

Baby’s eyes

Ma toute jolie, j’adore ce disque. La basse et le solo de Baby’s eyes me rendent taré. Le génie m’excite. Je pense à toi. Tu vas devoir être souple pour accomplir mes rêves. Ne te maquille pas trop. À ton âge. Ou alors du rouge à lèvres. Très rouge. Vermillon. Kiss.

Allen Meurisse

Note : 4/5

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