The Velvet Underground & Nico Andy Warhol
Rock de New York

The Velvet Underground & Nico
Andy Warhol

I guess I just don’t know

The Velvet Underground & Nico

La Banane d’Andy Warhol

Qu’est ce que tu veux que je te dise ? Il faudrait contextualiser ? J’aimerai ne l’avoir jamais écoutée, cette galette. J’aimerai pouvoir l’entendre pour la première fois des milliards de fois. Des Miyars ! Bon. Tu connais la pochette. Comme le Velvet Underground, c’est une création d’Andy Warhol. Tout y est, dans cette banane. Regarde comme elle est réaliste. Regarde comme elle est fausse. Regarde comme elle est triste. Regarde comme elle est simple et sophistiquée.

Venus in Furs

Kiss the boot of shiny, shiny leather
Shiny leather in the dark
Tongue of thongs, the belt that does await you
Strike, dear mistress, and cure his heart

Le Velvet Underground à l’avant-garde de l’avant-garde

Bien plus que Sergent Pepper, maître étalon du concept, ce disque est une révolution. L’approche n’est pas pop, c’est de l’avant-gardisme. L’avant-garde new-yorkaise de 1967, Madame. Au dessus, c’est le soleil. Donc pas de compromis, un devoir de transversalité formelle. A l’aise, John Cale le gallois ; libre comme un vers de terre au cimetière, avec son alto qui strie sans vergogne les fondements de chaque chanson. Debout, encore plus faussement désinvolte que ses compères blafards, c’est Miss Moe Tucker ; ses coups de batterie relèvent de la transe percussive, ils sont doublés, faussement simples, par les déliés faussement simples de Sterling Morrison à la basse.

Kiss the boots of shiny shiny lether

Velvet & Nico

Par delà le juste et le faux, les feux de la mort, deux voix de malades.

Nico, femme fatale

Nico, la reine des poudreuses, mannequin, pratique la logorrhée caverneuse. Longue femme germanique, irrésistible, inaccessible. Elle s’avance. L’amour est un jeu de miroirs infinis. C’est elle qui porte les bottes de cuir verni. La fête se change en cérémonie. Ne cherche pas la grande prêtresse, elle a cassé sa pipe à Ibiza en 88.

Lou Reed, rock poète

Lou Reed. AH NOM DE DIEU. Qu’est-ce qui t’arrive ? Le voici, pépouse, avec deux trois accords, deux trois arpèges, il accélère, il ralentit, il pose les meilleurs textes du monde avec sa voix si loin si proche, la voix de la rue, où les consonnes débitent les voyelles, où la complainte est pudique et la distance chagrine. C’est la nuit mouillée, la came, les travelos. Lou Reed. DIS SON NOM : toutes les rues de toutes le métropoles jaillissent de ton cortex, ombrageuses, éblouissantes, les ordures et les rats, les flaques entrent dans la danse.

Last exit to Brooklyn

Cà, c’est un bouquin. C’est le chef d’oeuvre (avec Le Démon) d’Hubert Selby Jr. Il y a des bandes sons de films, ce texte sera la bande littéraire de ton écoute du Velvet Underground de Lou Reed.

Profites-en pour écouter l’ excellente émission de France Culture consacrée à Andy Warhol et le Velvet.

Ainsi parlait l’homme qui a faim.

Je ne me lasse pas des pâtes.

 

 

Allen Meurisse

Note : 5/5

Si vous aimez Andy Warhol par The Velvet Underground & Nico, merci de
Partager ce billetx fermer

Vous êtes invité à partager sur Facebook ou sur Twitter

D'autres critiques Rock ici :

Plan du site