Oliver Stone, The Doors

Présentation du film

The Doors est un film du réalisateur new-yorkais Oliver Stone. Né en 1946 (comme Robbie Krieger), Stone est connu pour ses films cultes, tels que Midnight Express ou Platoon, et souvent sujets à polémique : JFK, Nixon ou Natural Born Killer. Le film met en scène la vie de Jim Morrison, leader charismatique du groupe légendaire, The Doors. Le rôle de Morrison est tenu par Val Kilmer, celui de sa petite amie, Pamela Courson par Meg Ryan. A l’exception notable de Ray Manzarek qui refusa de rencontrer Val Kilmer, les membres survivants des Doors participèrent à la réalisation en tant que conseillers techniques. Le budget du film est estimé à 38 millions de dollars. L’attention du publique et des critiques s’est concentrée principalement sur les performances de Val Kilmer et les choix et points de vue de Stone.

Val Kilmer, stupéfiant ou stupéfait ?

Val Kilmer - The Doors

Indubitablement, le travail du rôle par Val Kilmer frappa les esprits. Il se mit littéralement dans la peau de Morrison pendant plus de six mois, apprenant ses textes et ses chansons et répétant chaque jour. Le mimétisme est frappant, même pour les proches du chanteur décédé 20 ans auparavant. Plus que les attitudes physiques, c’est la voix de Kilmer qui stupéfie jusqu’au Doors eux-mêmes. Il interprétera d’ailleurs lui même 15 chansons dans le film.

Il semble que cette immersion extrême dans un personnage aussi fort et intense que Jim Morrison ait profondément atteint l’acteur californien. Tant son attitude sur le tournage, sombre et agressive, que les mois qui suivirent le film laissent à penser qu’on ne joue pas avec le feu sans se faire bruler. Peut-être aussi est-ce dû à la vision développée par Oliver Stone dans le film.

Oliver Stone, haute fidélité ou Hi-Fi visuelle ?

The Doors par Oliver Stone
La photographie et la mise en scène d’Oliver Stone sont grandioses. La scène d’ouverture, un long travelling dans le désert de Mojave avec « Riders on the Storm » en fond musical est un moment d’anthologie. Il annonce le début d’un voyage halluciné à travers la courte carrière de Morrison. Les scènes psychédéliques le disputent aux scènes de rituels sexuels et de concerts hors de contrôle.

Beaucoup reprocheront à Stone d’avoir mis le projecteur sur les aspects les plus extrêmes de la personnalité du chanteur, minimisant le rôle de la création artistique, ses aspects doux et ouverts d’esprits et sa grande culture littéraire. Dans le film, le rôle des autres Doors dans le chemin du groupe est assez peu traité. Ils sont cantonés dans le rôle de copains sensibles du héros.

Quoiqu’il en soit, il est impossible de nier que le film à contribuer à relancer la légende des Doors, permettant aux générations nées après 1970 de s’attacher à ce groupe si séduisant.

 

 

 



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