Robbie Krieger, lonesome sorcier

De la musique classique à un classique de la musique

Robbie Krieger

Robbie Krieger, natif de Los Angeles en 1946 est le guitariste des Doors. Il est le membre le plus jeune du groupe de blues rock californien. Il fait partie de ce que Manzarek considéra, à tort, comme le triangle magique de Doors avec Jim Morrison. « A tort » car la contribution primoridiale de John Densmore, le batteur, est aujourd’hui reconnue de tous. Robbie vient d’une famille passionnée de musique classique. Très jeune, il est fasciné par Prokoviev et son « Pierre et le Loup ». Après des études de piano, il s’essaie d’abord au Ukulele dont il change l’accordage pour pouvoir interpréter ses morceaux favoris. Très vite, il se met à la guitare classique dont il devient très vite un spécialiste. « Spanish Caravan » dont le thème d’ouverture est emprunté à l’Asturias de Isaac Albéniz, illustre son savoir faire en guitare classique… avant de glisser vers une distortion résolument rock’n’roll.

Du Ukulele à la postérité

En règle générale, la maîtrise de Krieger en matière de guitare espagnole et flamenco se ressent dans les solos inouïs qu’il apporta aux Doors. On pense aux légendaires solos de « Light my fire » (chanson dont il est l’auteur) ou The End, la tragédie oedipienne du groupe qui a si parfaitement accompagné les explosions du film « Apocalypse Now » de Francis Ford Coppola. Le dialogue de son instrument avec le clavier de Manzarek donne lieu à une sensualité sonore inégalée dans la culture rock. Le style, l’inventivité, l’originalité et le travail du son et des émotions dont Krieger fait preuve avec les Doors en fait un guitariste aussi important que Keith Richards.
Il a écrit et composé un grand nombre de chansons du groupe.

Il s’agit d’une alchimie parfaite entre la connaissance des classiques et une très grande ouverture d’esprit… ou des portes de la perception. N’a-il pas rencontré Manzarek et Densmore au cours de scéances de méditation transcendantale ?

 

 



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