Critique Rock
de disques

Road to Rouen de Supergrass

Road to Rouen de Supergrass
Note : 4.6/5

Si Supergrass viole l’histoire du Rock, c’est pour lui faire de beaux enfants. Originaux. Fiers. Avec de grands yeux mélancoliques.

Jawani Diwani (BO) avec Kishore Kumar

Jawani Diwani (BO) avec Kishore Kumar
Note : 4/5

Une voix indienne resplendissait. Elle chantait (je m’en souviens très bien) : guiliguili ah aha ! guiliguili ah aha ! Billi Billi Billi. Il ne me fallut que quelques dixièmes de seconde pour reconnaître le bel organe de Kishore Kumar.

Crosby, Stills & Nash

Crosby, Stills & Nash
Note : 5/5

Ce disque est la bande son parfaite d’une fin de repas bien arrosé. Plein à craquer de tubes aussi agréables à entendre qu’exigeants dans leur composition et leur interprétation.

The Velvet Underground & Nico

The Velvet Underground & Nico
Note : 5/5

Tout y est, dans cette banane. Regarde comme elle est réaliste. Regarde comme elle est fausse. Regarde comme elle est triste. Regarde comme elle est simple et sophistiquée.

LA Woman par The Doors

LA Woman par The Doors
Note : 5/5

Tu n’es plus ici pour réfléchir, considérer, analyser, penser. Le souvenir des lumières de la ville, cette nuit. Le désert, là bas, pas loin, un tueur en série qui erre et lève son pouce au bord de l’autoroute.

Meat is Murder des Smiths

Meat is Murder des Smiths
Note : 4/5

Ah, ma chère petite, tu ne me remercieras jamais assez de t’avoir fait écouter les Smiths… pour peu que tu passes cet examen de passage, que tu habitues ton oeil à leur obscurité.

So Alone de Johnny Thunders

So Alone de Johnny Thunders
Note : 4.5/5

Le prince de la cité est un junkie, un fantôme sale et maigre. Johnny Thunders. Star sans renommée, gratteux des New-York Dolls et des Heartbrakers. Les bras en emmental, les doigts noirs, le visage creusé, osseux et les cheveux luisants.

Wish you were here de Pink Floyd

Wish you were here de Pink Floyd
Note : 5/5

T’aurais dû voir sa tête, jeune, à Syd Barrett, ma chérie. Une sorte de Pierrot la lune avec du noir autour des yeux.

Elizium de Fields of the Nephilim

Elizium de Fields of the Nephilim
Note : 3.8/5

Lui, c’est Mc Coy. Déjà ‘Mc Coy’, y a pas à chier, ça pose son homme comme patronyme. En plus, il aime bien porter un chapeau haut de forme. Le même EXACTEMENT que Nothomb. Il a une de ces bonnes grosses voix graves façon Nick Cave en colère qui s’est assi, cul nu, sur un nid de guêpes. Du coup, tu t’en doutes, c’est lui le chanteur.

Petite, le zinzin a du bon, souvent, tu n’as pas tort.

Ici, tu verras, on ne parle que de disques. Pas de « titres » seuls. Car un titre, comme la grande scène de ton film préféré, perd de sa valeur s’il est extrait de son jus, de son microcosme. Le morceau qui le précède, celui qui suit, déterminent le titre. Ce choix est peut être old school à l’heure des clips et des albums où s’enchaînent des tentatives de tube.
La circularité qu’implique l’écoute à répétition d’un album , parfois jusqu’au dégoût – ça dépend du genre de rock et de la qualité – reste moins zinzin que l’écoute en boucle d’un seul et unique morceau.

Petite, le zinzin a du bon, souvent, tu n’as pas tort.

Tu vois, Nevermind, LA Woman, Folsom prison blues, 10 000hz Legend, Songs in key of life, l’album à la banane, OK computer, Fantaisie Militaire, Exile on mainstreet, Revolver, Pets sounds ou Harvest sont plus importants en tant que bouquets que chacune des fleurs qui les composent. Tout ceci n’excluant pas certaines exceptions. A minima, les grands disques ont la production musicale en commun et l’air du temps.

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