Elizium de Fields of the Nephilim Elizium
rock gothique

Fields of the Nephilim
Elizium

De style gothique

Arrête avec tes bêtises, tu vas me faire rire. Tu me donnes envie d’en faire des caisses sur les gothiques. Style j’ai seize piges, fond de teint blanche neige, coupe à la Cure, grimmé en Edouard aux mains d’argent, ivre de panaché, la nuit au fond du cimetière. Style long manteau noir qui incante du Amélie Nothomb avec la voix de Francis Lalanne. Oui. Sauf que  c’est pas si mal les Cure, Edouard et les cimetières. Même Amélie s’est fendue d’un ou deux petits romans pas degueu. Lalanne, par contre, je dis  pas. Je dis rien. Je comprend pas ce mec. Il me rend triste. Je sais pas ce qu’il prend, mais moi j’en veux pas.

And There Will Your Heart Be Also

Carl Mc Coy, le chant du Nephalem

Eux c’est des anglais. Ils ont beaucoup écouté Joy Division. Pour que tu comprennes bien : en 84, Joy Division c’était le Daft Punk des maniaco dépressifs. Des punks sans la vitalité ou le groove. Froid dur épileptique comme leur chanteur Ian Curtis.

Lui, c’est Mc Coy. Déjà « Mc Coy », y a pas à chier, ça pose son homme comme patronyme. En plus, il aime bien porter un chapeau haut de forme. Le même EXACTEMENT que Nothomb. Il a une de ces bonnes grosses voix graves façon Nick Cave en colère qui s’est assi, cul nu, sur un nid de guêpes. Du coup, tu t’en doutes, c’est lui le chanteur.

Carl Mc Coy

Psychédélisme Dark

De la Cold wave et du krautrock des années 70, les Fields of the Nephilim ont gardé la rythmique vertigineuse et une sorte de psychédélisme dark. Ou d’Arkansas comme voudrais me le suggérer cette merde de correcteur d’orthographe. C’est peut être vrai. On sait jamais. Si ça se trouve, l’Arkansas dispose d’une école de psychédélisme qui ne connaît pas le succès qu’elle mérite.

Première partie des années quatre-vingt. Il y a cousinage avec les Smiths mancuniens du géant Morrissey. Même rebondi d’arpèges rockabilly. La différence, c’est l’incarnation en mode cryptique de Mc Coy. La bande son idéale d’un film de vampires ou autres créatures des enfers. J’imagine assez un tueur fou écouter Elizium dans sa R5, quelque part en Bourgogne ou sur une route des Ardennes, avec dans son coffre de quoi faire la Une des journaux jusqu’en l’an 2000.

Leur réussite est paradoxale. Ils ont vendu, c’est sûr. Ils ont duré, rempli des milliers de salles de concert, mais ils sont restés emmurés dans cette tendance gothique. Coincés dans une niche. Pourtant, si tu écoutes bien Elizium, tu t’appercevras qu’ils avaient toutes les qualités pour séduire un public plus large : mélodies chiadées, compositions puissantes et romantiques.

Bon, ça va, c’est pas grâve.

J’ai soif.

Allen Meurisse

Note : 3.8/5

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