Debout, les damnés de la terre ! par Jose Afonso, Marc Ogeret etc… Völker hört die Signale
chants populaires

Jose Afonso, Marc Ogeret
Völker hört die Signale

Chants du Mouvement Européen des Ouvriers.

Aragon Ogeret

Tu vas trouver sur ce disque des chansons de gauche. Des chants du 20eme siècle, Les chants du Mouvement Européen des Ouvriers. Tu reconnaîtras plusieurs version de l’ Internationale. L’interprétation française par Marc Ogeret est sobre. Très jolie. Le parisien (prix Charles Cros 1962) se distingue aussi dans un Temps des cerises touchant et primesautier. Si tu aimes bien ce monsieur, ami de Brassens et de Léo Ferré, écoute voir « Marc Ogeret chante Aragon ».

Tu reconnaîtras aussi Bella Ciao, par le choeur Toscanini de Turin. Il y également deux trois pépites en portugais, en espagnol, en irlandais et même en allemand. C’est une anthologie allemande. Le Peuple a entendu le signal : voilà ce que signifie « Völker hört die Signale », extrait de la version teutonne de l’ Internationale.

Nous ne sommes rien, soyons tout

Je suis égoïste, baby. Humainement, socialement, économiquement. Tout pour ma gueule. Nature de bête sauvage. Impossible à domestiquer. Pire qu’un sanglier. Je passe l’essentiel de mon temps à me réjouir du bon repas que je vais me payer avec l’argent que j’ai gratté… et du bon vin qui va avec. Du Sancerre rouge, par exemple.

On ne peux pas exiger de l’homme laid qu’il soit fier de sa laideur. Les partis de droite ne feront jamais passer cet égoïsme pour quelque chose qui, au bout du compte, est excellent pour l’ensemble. Je torche l’étron invisible de mes invisibles fesses avec la main invisible d’Adam Smith.

« Si tu ne t’occupes pas de la politique, c’est la politique qui s’occupe de toi !  » FAUX. Dis çà au vieil ouvrier coco qui a troqué sa haine du patron contre celle de l’immigré et qui vote qui-tu-sais. Il a eu beau s’en occuper, de la politique, à l’arrivée c’est elle qui s’est bien occupée de lui.

Ni Dieu, ni César, ni Tribun

Je ne me prosterne que devant certaines femmes et les petits enfants. L’engagement m’est impossible. Mais j’en ai rencontré des communistes sincères. Des ouvriers, des prêtres ouvriers, des petits commerçants, des profs comme Zeca Afonso. Des mecs qui ont chialé quand ils ont compris ce que le stalinisme et les appareils communistes étaient en train de faire : massacrer des gens, l’intelligence et leur bel idéal. C’étaient des types qui n’attendaient pas l’au delà des arrière-mondes pour mettre en oeuvre leur notion de Bien au quotidien. Il y avait de la générosité, du partage, un accès nouveau à la culture pour des classes sociales qui en avaient toujours été privées. Il y avait ce sentiment, aujourd’hui enfoui sous des tonnes d’images, que le monde pouvait changer ; et qu’il pouvait changer maintenant, dans cette vie. Il y avait ce mépris aristocratique de l’argent, de la consommation et de la propriété.

Du passé faisons table rase.

Non. Nicht. No. Niet. C’est une terrible erreur que ce « slogan » de l’ Internationale. La table rase, c’est l’assurance du retour du pire de l’ Histoire dans sa circularité vertigineuse. Il faut la regarder l’ Histoire, droit dans les yeux. Comme le médecin mate son patient, sans juger, sans laisser faire les émotions, mais pour soigner. L’ Histoire est un cadeau si elle nous empèche de revivre le pire de ce que nos ancêtres ont vécu. Comme dirait Chesterton : « La tradition, c’est la démocratie des morts ». Ecoutons les, nos morts, sans amour, sans haine, sans révérence, sans jugement à posteriori. Gardons leur courage, leur sacrifice, la part de leur rêve qui est réalisée et dont nous jouissons tous.

Jose Afonso, Grândola, Vila Morena

Ecoute ce chant de résistance, l’hymne de la révolution des œillets du poète portugais Jose Afonso. Défi au régime fasciste de Salazar qui lui valut d’être expulsé de l’enseignement officiel.

Traduction

Grândola, village brun
Terre de la fraternité
C’est le peuple qui commande le plus
En toi, ô ville

En toi, ô ville
C’est le peuple qui commande le plus
Terre de la fraternité
Grândola, village brun

Dans chaque coin, un ami
Dans tous les visages, l’égalité
Grândola, village brun
Terre de la fraternité

Terre de la fraternité
Grândola, village brun
Dans tous les visages, l’égalité
C’est le peuple qui commande le plus

A l’ombre d’un chêne
Dont on ne connaissait pas l’âge
J’ai juré d’avoir pour compagne
Grândola, ta volonté

Grândola, ta volonté
J’ai juré d’avoir pour compagne
A l’ombre d’un chêne
Dont on ne connaissait pas l’âge

Allen Meurisse

Note : 4/5

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