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François Charles
mai 07

Aujourd’hui, le triomphe de Facebook atteint son apogée dans la mesure où même les plus réticents, après souvent plusieurs années de « résistance », cèdent et s’y inscrivent. Les chiffres sont mirobolants.

Pourtant, comparé aux dizaines des sites sociaux quasi identiques et développés au même moment, Facebook est une immondice informatique : ultra buggée, lente, laide, mal protégée. En parallèle, l’application Farmville, réservée aux utilisateurs de Facebook est devenue le jeu vidéo le plus massivement populaire alors même que ses qualités intrinsèques ne valent même pas certains programmes du début des années 90.

Que se passe-t-il ?

avril 30
Cher Patrick Beja,

Voici plusieurs années que je suis votre carrière de podcasteur. D’abord, suivant les conseils d’un ami cher, via Azeroth.fr, aujoud’hui, par l’entremise du rendez-vous tech et d’appload. N’étant peu ou pas doué en matière de World of Warcraft, mais touché – comme beaucoup de gens appartenant à (je le crois) notre génération – je me suis attaché à la qualité et à l’ambiance que votre talent et votre professionnalisme, indéniables (et reconnus semble-t-il par Blizzard), apportaient à ce qui n’aurait dut être, normalement, qu’un simple « fanzine ». Ainsi je fus, comme d’autres, à la fois déçu de vous voir abandonner azeroth.fr et ravi de découvrir le rendez-vous tech, puis appload, qui correspondaient à mes centres d’interêt (surtout professionnels) et qui regorgent – à ce jour – d’informations riches et accessibles.

J’éprouve beaucoup de respect pour cette manière que vous avez de solliciter modestement et avec discrétion quelque pourboire en début d’émission. Je me félicite de votre indépendance, et me réjouis de votre liberté de ton. Je sais, au détour de certaines de vos remarques, que vous vous situez, sinon à droite (d’un point de vue français), au moins, disons, au Centre Droit. Personnellement, je suis de gauche… mais ce n’est pas le sujet. Justement, à mes yeux vous seriez de cette frange honnête et constructive du capitalisme qui considère la quête d’excellence de chacun des producteurs de nouvelles technologies avec un maximum d’honnêteté. D’enthousiasme ou de sévérité. Quitte à se tromper parfois.

Ce naturel et cette honnêteté vous apportent aujourd’hui une crédibilité et une audience méritée et considerable. A l’écoute de votre podcast daté du 27 avril 2010, je mesure la nécessité de votre indépendance et je crains sa fragilité. En y entendant (au sens propre) le discours de Cédric Bonnet à propos des risques qu’il encourut à produire une simple critique d’un quelconque produit; en constatant le traitement subit par un éditeur de site (Guizmodo) pour la simple présentation d’un produit (ze new Iphone… même égaré…) , et en vous écoutant justifier les périls boursiers que cela représente pour ces entreprises, je frissonne :

Un tel sentiment de pression sur des médias vraiment indépendants… Qu’est-ce que cela pourrait donner chez les autres médias ? Et que se passera-t-il – sur Itunes – le jour où vous dénigrerez trop (à tort ou à raison) le nouvel Iduck ou le nouvel Ichouette ?

Vont-ils vous embaucher ? Vous censurer ? ou que sais-je encore ?

Bien à vous,
François Charles

mars 29

Le Mouvement Démocrate est né au lendemain des élections présidentielles de 2007. Il représente la volonté de François Bayrou de convertir en force politique son joli score du premier tour (18,5%). Espace politique visé : Le centre.

Les deux clowns

La campagne de 2007 permet – momentanément – à cet espace d’exister.

D’un côté, Nicolas Sarkozy fort de cinq années de surexposition médiatique, est armé d’un discours d’un populisme inédit pour la droite dite « classique ». Il drague, sans se cacher, l’électorat du Front National.
De l’autre a surgit Ségolène Royal, propulsée candidate du PS contre toute attente (et tout esprit de sérieux), à la faveur d’une campagne essentiellement basée sur l’image, l’attitude, le bruit, les symboles. Très vite, son absence de stature et son inaptitude politique déçoivent une partie de l’électorat de gauche.
Pendant quelques mois, ces deux candidats plus « people » que politiques saturent l’espace médiatique avec une absence de crédibilité terrifiante.

L’espace « Centre » s’ouvre à l’occasion de cette terreur. Incapables de voter à gauche mais horrifiée par le sarkozisme, une partie des modérés de droite se tournent vers Bayrou. Symétriquement, beaucoup de sociaux-démocrates fuient la diva du Poitou.

Bye Bye Bayrou.

Trois ans ont passé. Le Modem a enchainé les échecs électoraux jusqu’à sombrer sous les 5% aux régionales de mars 2010. L’émergence d’Europe Ecologie n’y est pas pour rien. Ce que les bayrouistes, trop occupés à danser dans leurs juste-au-corps orange vif, n’ont pas saisi, c’est qu’aujourd’hui, en France, il n’y a pas de place pour un mouvement centriste consistant. En dix ans, l’ensemble du paysage politique et syndical s’est décalé sur la droite. Le Centre, aujourd’hui, c’est Dominique Strauss-Kahn et l’aile droite du parti socialiste.

D’ailleurs qui ose dire sans sourire que le président du FMI, choisi par Sarkozy, est de gauche ?

mars 27

Stéphane Guillon fait penser à ces trublions, à l’école, qui font rigoler toute la classe en bravant l’autorité du professeur. Ce qui provoque le rire, c’est l’impertinence comme geste. On parle, aujourd’hui, de provocation. En la matière, Guillon fait très bien son boulot. Il faut se féliciter de sa présence sur le service publique.

Au demeurant, d’un stricte point de vue humoristique, ses chroniques sont à la gauche ce que sont les « grosses têtes » à la droite. Peu ou pas de style. Peu ou pas d’imagination. Peu ou pas drôle. Amusant, parfois. Lourd, souvent – je pense aux attaques sur la vie privée de X ou le physique de Z.

Trois minutes de gaudriole foireuse ne méritent ni tempête médiatique, ni les excuses ridicules de la direction de France Inter.

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